Croire en l'Humain


Lundi 16 Novembre 2015 - Hommage aux victimes des attentats

Trois jours de deuil national après les attentats meurtriers de Paris. Lundi, partout en France, et à GAGNY: une minute de silence sera faite en mémoire des victimes des attentats meurtriers de Paris.

Le maire Michel Teulet invite tous les gabiniens, à 12 heures demain, sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour un moment de recueillement.

A notre surprise, pas un mot de réconfort ou d'hommage, pas de Marseillaise... Suis repartie de coeur en berne, comme notre drapeau.

 


Céremonie du 11 Novembre 2015

 

Mercredi Cérémonie du 11 Novembre. Tous réunis pour ne pas oublier.

L'armistice de 1918 marque la fin des combats de la Première Guerre Mondiale. Dépôt de gerbe en hommage et en mémoire à nos morts pour la France.


GAGNY: le 5ème salon de l'écrit organisé par la Société Historique du Raincy et du Pays d'Aulnoye avait lieu à la Salle des Fêtes de l'Hôtel de ville.

 


Pas grand monde dans les allées à l'heure du midi, une opportunité pour moi, de déambuler de livre en livre, d'auteur en auteur, en toute tranquilité.
De belles rencontres sur ce salon. Notre ami Vinh Phan retrouve 40 ans plus tard son professeur de physique chimie, KhaI Trinh,  qui enseignait à Saïgon, présent, en tant qu'écrivain, sur ce salon aujourd'hui. Un grand moment d'émotion partagée!


Juste à côté je converse avec Stéphane Bret, auteur, fervent passionné de littérature et admirateur de tous les domaines culturels : théâtre, cinéma, expositions, etc, pour qui la réhabilitation du rôle du savoir est un vecteur d’émancipation,  la culture, vraiment générale, vecteur de l’exercice du libre arbitre, et la perpétuation de l’esprit critique une  source de liberté authentique."

Ca tombe bien, j'aime la culture et j'ai envie de vous encourager aussi à lire la Société.
L’édition, pour satisfaire l’esprit civique et le goût de la politique qui s’emparent de la France.
Mais, par pitié, oubliez les livres des ou sur les hommes et femmes politiques, version scandales, ils auront vieilli avant même que vous ayez mis votre bulletin dans l’urne. Plongez-vous plutôt sur ce qui remonte de la société française au travers de certains de nos auteurs.


Stéphane Bret présente aux gabiniens son livre L'EMBELLIE.
 Résumé
Julien Massis, Damien Rubot, Arlette Gravier, salariés et employés dans la France des années trente, vont vivre cette période du Front populaire, sa préparation, son apogée au moment des grèves de l?été 1936, et son déclin au plus fort des drames historiques de cette période, parmi lesquels la guerre d?Espagne. Ils n?en sortiront pas indemnes, mais ils auront entraperçu la lumière, espoir ténu, possible vision substituable à une existence jusque-là marquée par la grisaille.

Ses autres livres:

POUR DES MILLIONS DE VOIX -EDITIONS MON PETIT EDITEUR
Résumé
En 2030, le suffrage universel va être supprimé en France. Claude, professeur d'histoire à la retraite, va rejoindre avec des amis, des membres de sa famille, des anciens collègues, un mouvement d'opposition à ce projet qui va très rapidement prendre de l'extension dans le pays. Ce dernier va réintroduire le débat, le libre examen, le goût de la controverse. Il renoue avec les heures les plus glorieuses de l'histoire de France pour insinuer dans la mémoire collective un magnifique souvenir.

"Paris retrouvait les plus beaux épisodes de son histoire, l'allégresse populaire, la fête, des vibrations magnifiques. Blandine et Lakhdar, captivés, fascinés par le spectacle de l'arrivée des derniers manifestants place Denfert-Rochereau, découvrirent combien des individus, invisibles en temps normal, paraissaient transfigurés; ils accédaient à la participation d'une harmonie construite collectivement en ce lieu, ils devenaient plus beaux, plus dignes. Une grande chaleur, une fraternité enivrante venaient d'envelopper de leur manteau protecteur cette foule en liesse, debout, présente, volontaire. Une victoire, d'ores et déjà, était remportée sur le fatalisme, la routine, le découragement comme règle de toute conduite."

LE VIADUC DE LA VIOLENCE - EDITIONS EDILIVRE A PARIS
Résumé
D’où vient la violence ? Comment semble-t-elle s’imposer dans notre quotidien, orienter insidieusement nos vies. Comment se répand-t-elle et surtout comment la surmonter ?
Les deux personnages de ce roman, Milan et Catherine, parviendront à trouver une issue intermédiaire : L’équilibre intérieur, une synthèse a priori inatteignable.

AMERE MATURITE - EDITIONS DEDICACES
Traduit vraiment l'état d’esprit de Stéphane Bret, de liberté par la voie du journalisme, un métier me direz-vous, au devant de cette liberté.

Résumé:
    Sylvain Grati est le personnage principal du roman, un journaliste qui nous transporte dans son évolution réflexive au travers des divers évènements qui font l’actualité : Mai 1968, l’élection de François Mitterrand en 1981, la chute du mur de Berlin en 1989, la première guerre du Golf en 1991. Au fil du parcours journalistique, Sylvain Grati passe ainsi d’un journalisme d’opinion, celui qu’il défendra un certain temps à un journalisme de connivence. L’expérience du personnage est intégrée dans une évolution telle qu’un homme vit, de sa plus tendre enfance à l’âge adulte : je veux parler ici de maturité.

    Tout feu, tout flamme, au début de notre vie, nous construisons notre propre identité en défendant nos propres opinions et en se confrontant à nos parents. Et puis, au fur et à mesure, nous nous assagissons, nous comprenons les différentes interactions ou plutôt les règles du jeu : « (…) cet homme s’efforce de mettre en pratique des idéaux élevés, à la fois produits d’une éducation exigeante et de l’influence de ses pairs à Europe 1 (…). Il ressent les deux derniers évènements comme une fermeture annoncée, le triomphe de l’unanisme idéologique, une menace pour l’exercice de son métier (…) ».

    Pas facile de garder ses propres convictions professionnelles, il faut croire que ses couvertures sur l’actualité l’ont amené à percevoir son métier autrement. Et pourtant !

 

Le blog de Stéphane Bret, c'est ici:
www.bretstephan.com


J'ai également craqué, en passant devant le stand de la Société d'Histoire de Gagny, sur le livre "GAGNY, rues et lieux dits" (Gagny d'hier à aujourd'hui). Des noms de rues qui racontent l'histoire de notre commune, ses grands hommes, ses quartiers....

 

Au plaisir d'une bonne lecture!


youtu.be/z-yRaEYQNQs

 

Autres liens chants 14/18:

On ne passe pas

youtu.be/5BFgYgzSlBo

 

Le cri du poilu

youtu.be/a389x4EGm9I

 

Lettre d'un socialo

youtu.be/C_Rg5iadkMg

 


 

Samedi 6 septembre à 10 heures, nous étions nombreux devant le Monument aux Morts 1914/1918, Place Foch à la Cérémonie commémorant Le Centenaire du Départ des Taxis de la Marne.
Les commémorations ont commencé par les dépôts de gerbes devant le monument, puis s'en sont suivis le discours de Monsieur Le Maire, Michel Teulet et des remises de médailles commémoratives des taxis de la Marne.

Il y a 100 ans, les Taxis de la Marne: Un épisode emblématique

Moins d’un mois après le déclenchement de la guerre, face à la progression de l’armée allemande sur l’ensemble du front Ouest, pour l’armée française, c’est la grande retraite. Pendant dix jours, un million de soldats partis se battre sur les frontières franco-belges et franco-allemandes se replient en combattant jusqu’au Sud de la Marne.
Paris est de plus en plus menacée. Le 2 septembre, le gouvernement confie la défense de la capitale au général Gallieni.  Le général Joffre, sur une idée du général Gallieni, décide alors de risquer la contre-offensive. Finie, la retraite. "On se fera tuer plutôt que reculer", clame le général Joffre. C’est le sursaut de la Marne.

Place des Invallides à Paris, des véhicules sont rassemblés, des taxis réquisitionnés pour transporter les troupes d'urgence pour ravitailler le front de la Marne. Le général Joffre se heurte au problème du transport de troupes, l'état-major français doit trouver une solution rapide pour envoyer des hommes, afin de réaliser un mouvement tournant pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes
 
Sur ordre du général Galliéni, les taxis parisiens sont réquisitionnés pour servir de moyen de transport aux troupes « épuisées » ayant essuyé de lourdes pertes. Plus de  600 taxis parisiens, sont réquisitionnés pour conduire 6000 soldats par réquisition immédiate, tant des voitures que des chauffeurs, le 6 Septembre à 20h00. Ce sera la première opération de transports de troupes motorisées.
Les premiers taxis se rassemblent vers 22h00 sur l’esplanade des Invalides. Une heure plus tard, les 250 premiers véhicules quittent en convoi l’esplanade par la Concorde vers la porte de la Villette pour prendre la route du Bourget, destination Tremblay-les-Gonnesse (arrivée à 2h00 du matin)...
Le convoi qui servira au transport du 103e RI, est organisé dans la journée du 7 Septembre 1914. C’est ce défilé en plein jour par les grandes rues de la capitale (Pont Alexandre, rue Royale, rue Lafayette, Avenue Jean-Jaurès, route de Meaux vers Gagny) qui frappa si fort l’imagination des Parisiens.

A Gagny, dans les taxis rassemblés sur la place, en cette journée de septembre, c'est d'abord de la chaleur dont souffriront ces soldats, qui rouleront vers la zone de combat à 25 kms à l'heure.  Pour l’infanterie cantonnée entre Gagny et Villemomble cela représente une étape de 50 Kms à faire en quelques heures, suivie d’un engagement immédiat au combat. Il existe bien sur ce parcours une ligne de chemin de fer, mais le commandement craint que des destructions aient été opérées sur la ligne.

Cette manœuvre inédite dans son ampleur eut une réelle portée, si ce n'est militaire, psychologique sur la population, l'épopée devenant rapidement un symbole d'unité et de solidarité nationale et de la détermination des français à stopper l'invasion du pays.

Les Allemands n’en reviennent pas que des hommes ayant reculé pendant dix jours, à moitié morts de fatigue, puissent reprendre le fusil et attaquer au son du clairon. La bataille de la Marne a brisé l’élan des armées du Kaiser.

 



Gagny, le défilé Dimanche 7 Septembre:

 

Ce dimanche, 100 ans plus tard, un convoi de 2km est parti de la place des Invalides, pour rendre hommage à cet évènement de la Grande Guerre pour se rendre vers  Nanteuil-le-Haudouin (Oise).

actualitesdegagny-blog.20minutes-blogs.fr/


 

 

 



Evénements Gagny

La Première Guerre Mondiale 14-18:


La guerre de 14-18, dont on célèbre le centenaire a été particulièrement meurtrière. C'est en France 1,5 millions de morts, 3 millions de blessés et 600 000 invalides, des familles entières décimées. A cette hécatombe s'ajoutèrent des dégâts matériels considérables : régions dévastées et villages détruits.
Rendre hommage à nos morts pour la guerre, c'est aujourd'hui honorer la "mémoire des poilus", de ces hommes qui se sont affrontés, mais aussi témoigner de la souffrance de nos grands-parents, c'est ne pas oublier l'histoire et encore moins l'humain.


L'humain: ce sont ces témoignages qui illustrent le quotidien des soldats sur le front, leurs conditions de vie, les assauts, mais aussi combien la correspondance qu’ils entretenaient avec leurs familles restées à l’arrière leur était précieuse pour garder le moral et rassurer leurs proches. L'humain, c'est lui qui rend « vivante » et « vivace » pour les jeunes  la mémoire du premier conflit mondial en s'appropriant mieux l’histoire. C'est par l'humain enfin, que peut s'amorcer dans l’esprit des jeunes (et les moins jeunes qui auraient oublié), une réflexion sur les enjeux de la recherche de la paix hier, aujourd’hui et demain.

Lydia Hornn

 

 

LES TAXIS DE LA MARNE:


"L’année 2014 est marquée par le début des commémorations du centenaire du début de la Première Guerre mondiale (1914-1918) partout sur le territoire. Gagny occupe une place particulière dans cette histoire nationale puisque c’est de la Place Foch qu’est parti un contingent des taxis de la Marne, le 7 septembre 1914. Réquisitionnés sur ordre du Général Galliéni, ces 1300 véhicules ont porté entre 3000 et 5000 hommes sur le front de la bataille de la Marne.
La Municipalité organise plusieurs évènements pour les samedi 6 et dimanche 7 septembre pour découvrir, apprendre et se souvenir, tout en rendant hommage à ceux qui sont tombés pour la France."

(Site ville de Gagny)

Programme complet du centenaire des taxis de la Marne à Gagny

www.ville-gagny.fr/index.php/Accueil?idpage=1&idmetacontenu=6226


Cérémonies officielles
Samedi 6 septembre :
10h - Monument aux morts
(place Foch)
 
15h - Inauguration de l'exposition
(Salle des fêtes)
 
22H30 - Spectacle accompagné d'un feu d'artifice
et d'une illumination de la façade de l'Hôtel de ville
 
Dimanche 7 septembre :
Messe en l'honneur des soldats morts pour la France.
(Eglise Saint-Germain)
Souvenir Français

 


CORRESPONDANCE:

 

Guillaume APOLLINAIRE, l’ami de tous les peintres de Paris (Picasso, Matisse…):

1914. Mobilisation générale. La France est en guerre. Le Polonais Apollinaire fait sa demande de naturalisation pour s'engager auprès des soldats français. L'offensive allemande menace Paris et en attendant l'issue de ses démarches administratives, Apollinaire part pour Nice où résident plusieurs de ses amis. Là, il fait la connaissance d'une jeune femme qui, dès l'abord, le fascine. Elle s'appelle Louise de Coligny-Châtillon. Pour lui, elle sera Lou. Dès lors, de Nice où ils se sont rencontrés, puis de Nîmes où il a rejoint le 38e régiment d'artillerie et enfin du front où il s'est porté volontaire, Apollinaire se lance dans une folle correspondance. Ces lettres témoignent de son amour pour Lou. Un amour passionné et fulgurant.

 

La colombe poignardée et le jet d’eau

Douces figures poignardées chères lèvres fleuries
Mya Mareye
Yette et Lorie
Annie et toi Marie
Où êtes-vous ô jeunes filles
Mais près d’un jet d’eau qui pleure et qui prie
Cette colombe s’extasie

Tous les souvenirs de naguère
O mes amis partis en guerre
Jaillissent vers le firmament
Et vos regards en l’eau dormant
Meurent mélancoliquement
Où sont-ils Braque et Max Jacob
Derain aux yeux gris comme l’aube
Où sont Raynal Billy Dalize
Dont les noms se mélancolisent
Comme des pas dans une église
Où est Cremnitz qui s’engagea
Peut-être sont-ils morts déjà
De souvenirs mon âme est pleine
Le jet d’eau pleure sur ma peine.
Ceux qui sont partis à la guerre
au Nord se battent maintenant
Le soir tombe Ô sanglante mer
Jardins où saignent abondamment
le laurier rose fleur guerre